mercredi 26 mars 2008

Le Guépard

uploaded_6210Cette année, comme je l'ai  déjà dit au début, notre prof de littérature est vraiment intéressant, et les oeuvres qu'on aborde, même si elles nous ennuyaient à la première et à la seconde lecture, nous apparaissent comme passionnantes une fois qu'on les a étudiées. Coup de bol, j'aimais déjà celle là avant qu'on en parle en classe, et résultat elle me plaît encore plus maintenant. L'histoire n'a pas beaucoup d'importance, mais je vais vous la raconter quand même : Un aristocrate Sicilien assiste au destin de sa classe. Ca peut paraître un peu lourd, personnellement quand j'ai lu la petite citation en quatrième de couverture je pensais que ça allait être un truc historique fatiguant, mais en vérité, c'est une réflexion assez aboutie sur le sens de la vie, et plus précisément sur sa destination : la mort (ooouh, c'est joyeux, çaaa XD). Pour moi, le Guépard est en quelque sorte un roman parfait, parce qu'il est très riche en significations, en symboles, en petites trappes à explorer... Un peu comme pour les Contes de Perrault, qui avaient de semblables qualités.

Un petit passage qui reflète assez bien la visée politique et l'humour du roman :

"Maintenant, sensible comme il (Fabrizio) l'était aux présages et aux symboles, il contemplait la révolution qui montait l'escalier en cravate blanche et habit noir. Non seulement il avait cessé d'être le plus gros propriétaire de Donnafugata, mais il se voyait encore contraint de recevoir en costume d'après midi un invité qui se présentait en tenue de soirée.
Sa gêne fut grande ; elle durait encore tandis qu'il s'avançait mécaniquement vers la porte, pour recevoir son hôte. Elle fut cependant une allegée quand il le vit. Parfaitement justifié en tant que manifestation politique, on pouvait cependant affirmer que,comme réussite vestimentaire, le frac de Don Calogero était une catastrophe. Le drap en était très fin, le modèle récent, mais la coupe tout simplement monstrueuse. Le verbe londonnien s'était maladroitement incarné en un artisan de Girgenti, à qui s'était adressé la tenace avarice de Don Calogero. Les pointes des deux pans se redressaient vers le ciel en une muette supplication, le vaste col était informe, et, il faut l'avouer bien que cela soit fort douloureux, les pieds du maire étaient chaussés de bottines à boutons."

Posté par OmNiScIeNt FoOl à 20:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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