vendredi 30 mai 2008

Films de souvenirs

Aujourd'hui, j'ai eu droit à un spectacle assez fascinant au lycée.

diapo___sombre

Le prof de philo n'était pas là, et toute la classe s'est mis assez spontanément à faire la chenille à travers l'établissement pour passer deux heures de permanence en plein air (inutile de dire que notre simple défilé dans le hall a provoqué un certain nombre de sourires).

Une fois à l'extérieur, avec toute la classe, donc, nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire, sachant qu'il ne fallait pas manger les gâteaux et autres victuailles destinées au cours d'Espagnol qui aurait lieu de 14h30 à 15h30, mais nous nous sommes rapidement orientés vers des jeux d'échauffement de théâtre, comme le mythique "Pan-pan" ou le "Chat-nom". La difficulté était d'expliquer aux non théâtreux de la classe le sens et le but exact de ces jeux un peu singuliers (dont je parlerai sans doute un jour, si j'en ai l'occasion), et évidemment, ces jeux demandant des réflexes acquis au cours de l'année (enfin, moi, je suis toujours aussi nulle, mais j'aime bien quand même), ce sont des théâtreux qui se sont retrouvés en finale pour le "Pan-pan". Par la suite nous avons fait un "chef d'orchestre" et un "killer" (ce sont deux jeux de type "dans un cercle de vingt personne, il y en a une qui "dirige" les autres, à vous de deviner qui c'est"), à la suite desquels certains des perdants se sont retrouvés affublés de gages.

À partir de ces gages, souvent d'ordre verbal (comme dire "Turlututu" au début de chaque phrase, ou "C'est un fait" tous les deux mots...), nous avons trouvé une autre idée : chaque élève de la classe aurait un "tic" particulier, et il faudrait arriver en "cours" d'Espagnol dans cet état. Quand nous sommes arrivés (les bras chargés de trucs gras et sucrés, toujours en faisant la chenille et en chantant ; imaginez un peu la scène), le prof avait l'air désolé pour nous ("Non seulement ils sont nuls en Espagnol, mais en plus ils sombrent dans la folie... Pauvres enfants..."), mais nous avons tous pris notre place et avons respecté les contraintes suivantes :
- Chaque fois que le prof s'adressait à nous en particulier ou à la classe dans son ensemble, il fallait bouger la tête (consigne assez rapidement abandonnée, parce qu'un peu fatigante à soutenir longtemps).
- Respecter son propre tic de langage (pour ma part "C'est un fait")
- Tomber lorsqu'on reçoit un "pan" de Laura (bon... à vrai dire on a trois Laura, donc ne faites pas attention quand je dis des prénoms, vous allez vous perdre).
- Se lever et hurler "Olé" en même temps que toute la classe lorsque quelqu'un annonce "il est 15h".

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Bref, le chaos. Mais tout s'est bien passé, sinon, et ça n'a pas trop inquiété le prof. Malgré la présence d'une imitation de Britney Spears, d'une fille faisant des échauffements de gym, d'une autre tapotant son ventre,  de deux élèves parlant exclusivement Portugais et j'en passe, nous n'avons traumatisé personne (à part les élèves des autres classes, l'administration et les autres profs).

Bien évidemment, j'ai filmé tout ça (héhé), et je suis rentrée chez moi ravie de ma journée (je posterai mes photos et vidéos dès que je les aurai mises sur ordi), contente d'avoir fait le plein de jolie souvenirs (bien qu'un peu étranges, pour des terminales, mais je m'aperçois que plus on grandit, plus on ressemble à ce qu'on était enfant (enfin, surtout moi, c'est ce que je ressens). Après êtres allée à mon cours de Japonais avec Yoko, je suis rentrée à la maison, où ma mère m'a montré tout d'abord le making of du film que mes parents ont réalisé avec des collégiens ("Métamorphoses"), puis des films de famille de ma mère, qui venaient d'être transférés sur DVD après des années sans pouvoir être visionnés.

Il est vrai que parmi ces films de vacances ou de grandes occasions, certaines n'étaient pas d'un grand intérêt (parce qu'elles ne montraient rien susceptible de nous intéresser, comme par exemple toute une vidéo sur un chiot dont on ne se préoccupe pas franchement), mais c'était quand même bien de pouvoir voir ma mère petite, mon oncle bébé, mon grand père plus jeune, ma grand mère... J'aime bien les vidéos d'archives, moins destinées à être "artistiques" qu'à se souvenir des gens. J'avais déjà été ravie de voir les vidéos de ma famille paternelle (ça va de la jeunesse de moin grand père à l'enfance de mon père, ma tante et mon oncle), mais ça m'avait moins fait l'émotion que ceux là. Résultat, pour changer, j'ai pleuré (**rire nerveux** comme c'est original...), mais c'était vraiment chouette, et au final je suis heureuse de prendre autant de films des gens que je côtoie, pour ne pas oublier les choses (surtout vu la mémoire que j'ai). Ca me fera sans doute plaisir de revoir ces vidéos, plus tard. L'image me paraîtra peut-être pourrie, le transfert sur format contemporain aura peut être exigé de greffer un bon nombre de musiques au piano - non, pire, de la tektonik - pas forcément appropriées, mais ce sera quand même quelque chose de bien, de prendre compte du temps qui passe. J'aimerais continuer à garder l'emprunte de ce qui se passe autour de moi.

Vidéos que j'ai prises :
- La sortie du lycée pour la permanence
- "Killer" truqué (à la fin)
- La classe d'Espagnol

Tout en haut, une diapositive que j'ai trouvée par terre et fait scanner par mon père, que j'ai récemment réutilisée pour une affiche de théâtre ("Nous, les Héros" de Jean Luc Lagarce... Les places coûtent 3 euros et sont en vente le soir même - mardi 3 mai -, au théâtre Roger Barat, à Herblay ; Venez nombreux XD).

Posté par OmNiScIeNt FoOl à 20:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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